Communications de l’AJAR aux Congrès de la SFAR

24 septembre 2018Etudes en coursFormationL'Actu de l'AJAR

 

 

L’AJAR (Association des Jeunes Anesthésistes-Réanimateurs) est impliquée dans votre formation. Elle est aussi à votre écoute et dans l’action pour l’ensemble de notre si belle spécialité.

Ainsi, nous vous prouvons notre implication avec des études qui vous impliquent et qui ont aussi l’objectif de faire changer les choses dans votre intérêt !

Voici les résumés qui ont été acceptés au fil des années :

 

 

 

 

 

Première promotion après la réforme du 3e cycle : les internes d’Anesthésie-Réanimation et leur aspirations professionnelles ont-ils changé ?

 

 

X. Mikol, J. Rouaux, M. Ren, M. Thy, E. Bouchereau, F. Ehooman.
AJAR – Paris (France)

 

 

Position du problème et objectif(s) de l’étude

La réforme du 3e cycle des études médicales est entrée en application pour la promotion 2017 des internes. Par ailleurs, les pratiques professionnelles des jeunes médecins ont été marquées récemment par l’application de la réforme du temps de travail des internes et l’actualité sur les effets du syndrome d’épuisement professionnel (« burn out »). La spécialité d’Anesthésie-Réanimation demeure une spécialité exigeante sur les plans physique et psychologique, avec un internat long de 5 ans. Dans ce contexte, les auteurs ont cherché à savoir quelles étaient les caractéristiques et les aspirations professionnelles des étudiants en médecine ayant choisi la spécialité Anesthésie-Réanimation (AR) en 2017, et si les profils de cette promotion étaient différents des générations précédentes.

 

Matériel et méthodes

Un questionnaire en ligne a été envoyé à la promotion d’étudiants affectés en AR à l’issue de leur choix entre août et septembre 2017. Les étudiants ont été contactés personnellement par l’intermédiaire des réseaux sociaux ou de leur adresse email lorsqu’elle était disponible.
Le questionnaire comportait dix questions, réparties en 2 parties : caractéristiques démographiques et motivations de leur choix et aspirations professionnelles. Les données ont été traitées anonymement.

 

Résultats & Discussion

Quatre cent trois internes d’AR, soit 90% de la promotion 2017, ont complété le questionnaire. Trente huit pourcents étaient des femmes. L’âge moyen des répondants était de 24,6 ans, et leur de classement médian à l’ECNi était 1603 sur 8370. Soixante pourcents des étudiants avaient choisi une inter-région différente de celle du 2e cycle pour faire leur internat. L’AR était leur premier choix dans 93% des cas ; lorsque ce choix était fait par défaut (7%), la cardiologie apparaissait alors comme le souhait initial de un tiers d’entre eux. Une majorité d’internes (55%) souhaitait exercer une activité mixte de réanimation et d’anesthésie après l’internat, 18% une activité d’anesthésie, et respectivement 6% et 5% une activité de réanimation médicale ou chirurgicale. Les nouveaux internes déclaraient accorder une importance particulière à l’ambiance sur le lieu de travail (4,5 (+/- 0,8) points sur 5), la qualité de vie professionnelle et personnelle (4,2 (+/- 0,9) pts) et l’évolution des compétences professionnelles (4,4 (+/- 0,8) pts) ; la reconnaissance sociale (3,3 (+/- 1,1) pts) et les revenus (3,3 (+/- 0,9) pts) étaient les critères les moins importants.

Conclusion

Malgré les contraintes et les exigences de cette spécialité, l’AR reste une des spécialités parmi les mieux choisies au décours de l’ECNi. La majorité de cette promotion est masculine avec un rapport hommes/femmes à 1,6 stable depuis 15 ans. Une majorité des internes expriment une volonté d’exercer une activité mixte de réanimation et d’anesthésie au décours de l’internat et dans les meilleures conditions, à la fois professionnelles mais aussi d’épanouissement personnel. Une étude longitudinale de cette promotion permettrait d’illustrer d’éventuels changements pouvant survenir au cours de l’internat.

 

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Existe-t-il chez les jeunes médecins des facteurs pouvant limiter le nombre de donneurs d’organes ?

 

 

M. Thy 1, V. Goutaudier 2 , E. Bouchereau 1, F. Jambon 2, F. Ehooman 1.

1AJAR – Paris (France), 2SFT juniors – Paris (France).

 

 

Position du problème et objectif(s) de l’étude

La pénurie d’organes reste un problème majeur de santé publique en France. Le taux d’opposition au don d’organes reste de 33,6% dans notre pays. Cette opposition, bien supérieure à celle de certains pays comme l’Espagne, impose de mobiliser le personnel médical français. L’objectif de cette étude était d’identifier des facteurs pouvant limiter le nombre de donneurs chez les jeunes médecins.

 

Matériel et méthodes

Un auto-questionnaire anonyme en ligne a été envoyé à des jeunes médecins exerçant des spécialités directement impliquées dans le don d’organes. Les personnes étaient sondées sur leurs caractéristiques, leurs connaissances et leur attitude vis-à-vis du don d’organes.

 

Résultats & Discussion

Au total, 170 personnes ont répondu au questionnaire entre Janvier et Mars 2017, dont 74.7% (n=127) internes et 25 (14.7%) jeunes séniors. 56.5% (n=96) étaient des Anesthésistes-Réanimateurs, 22.4% (n=38) des Néphrologues.

8.2% (n=14) étaient contre le principe du consentement présumé et 4.3% (n=7) n’étaient pas eux-mêmes donneurs d’organes. Les raisons de ce refus étaient d’ordre religieux pour 2 d’entre eux et liées à une mauvaise expérience professionnelle pour 4 autres.

67.6% (n=115) redoutaient les situations conflictuelles avec les familles et 26.5% (n=45) pensaient que la famille ne devrait pas être impliquée dans la décision du don d’organes.

 

Conclusion

Cette étude a identifié chez des jeunes médecins – exerçant des spécialités directement impliquées dans le don d’organes – de nombreux facteurs pouvant limiter le nombre de donneurs. Une meilleure information sur le don, le prélèvement et la greffe avec une formation à la gestion des familles pourraient permettre de limiter ces facteurs.

 

 

 

 

Nouveau décret sur le don d’organes : état des connaissances des Anesthésistes-Réanimateurs

M. Thy 1, V. Goutaudier 2, E. Bouchereau 1, F. Jambon 2, F. Ehooman 1.

1AJAR – Paris (France), 2SFT juniors – Paris (France).

Position du problème et objectif(s) de l’étude

Malgré les nombreuses campagnes d’information réalisées pour promouvoir le don d’organes, dont le récent plan de communication de l’Agence de Biomédecine suite au décret relatif aux modalités d’expression de refus de prélèvements d’organes après le décès, le niveau de connaissance des jeunes médecins reste peu étudié.

L’objectif de cette étude était d’évaluer le niveau de connaissances vis-à-vis du nouveau décret sur le don d’organes des jeunes médecins français.

Matériel et méthodes

Un auto-questionnaire anonyme en ligne a été envoyé à des jeunes médecins exerçant des spécialités directement impliquées dans le don d’organes. Les personnes étaient sondées sur leurs caractéristiques, leurs connaissances et leur attitude vis-à-vis du don d’organes.

Résultats & Discussion

Au total, 170 personnes ont répondu au questionnaire entre Janvier et Mars 2017, dont 74.7% (n=127) internes et 25 (14.7%) jeunes séniors. 56.5% (n=96) étaient des Anesthésistes-Réanimateurs, 22.4% (n=38) des Néphrologues.

88.2% (n=150) étaient au courant de la sortie récente du nouveau décret mais 82.4% (n=140) estimaient avoir reçu une information incomplète sur son contenu dont 19% (n=32) qui ne savaient aucun point soulevé par le nouveau décret.

22.4% (n=38) pensaient qu’il est légal de prélever des organes chez un patient opposé de son vivant à cette idée si sa famille le souhaite.

72.4% (n=123) estimaient que le récent plan de communication de l’ABM est insuffisant et 51.2% (n=87) estimaient que l’impact du nouveau décret sur le nombre de donneurs était incertain.

Conclusion

Cette étude a mis en évidence un manque d’information et de formation des jeunes médecins – exerçant des spécialités directement impliquées dans le don d’organes – vis-à-vis du nouveau décret relatif aux modalités d’expression de refus de prélèvements d’organes après le décès. Le plan de communication de l’ABM reste à améliorer auprès des jeunes médecins.

 

 

 

 

 

Pratique de l’activité de remplacement en libéral par les jeunes anesthésistes-réanimateurs – une enquête nationale

 

 

Franck Ehooman, Jean Bardon, Suela Demiri, Marine Coroir, Hélène Carbonne

Association des jeunes anesthésistes réanimateurs (AJAR)

https://doi.org/10.1016/j.anrea.2015.07.559

 

Introduction

En France, les anesthésistes-réanimateurs (AR) en formation peuvent effectuer des remplacements en libéral après avoir validé cinq semestres d’internat [1]. Cette pratique semble fréquente mais non quantifiée jusqu’alors et s’inscrit dans un cadre juridique précaire. L’objectif de cette étude était d’analyser la prévalence, le mode de pratique et la connaissance des aspects médico-légaux et fiscaux du remplacement en libéral chez les jeunes AR en France.

Matériel et méthodes

Il s’agissait d’une étude épidémiologique nationale basée sur les réponses des internes, assistants et chefs de clinique AR de France à un questionnaire à questions fermées et semi ouvertes, accessible librement sur http://ajar-online.fr/rempla.

Résultats

Cinq cent AR ont répondu au questionnaire entre le 9 février et le 9 mars 2015, dont 91,5 % d’internes et 8,5 % d’assistants et chefs de clinique. La moyenne d’âge était de 27(± 2,3) ans et 55,5 % des répondants étaient des hommes. Quarante-neuf pourcent des répondants avaient validé cinq semestres, dont 68 % avaient déjà effectué des remplacements (Tableau 1). Leur motivation principale était financière (51 %) et à visée de formation (37 %) (Fig. 1). En effet, 96 % des jeunes AR ayant déjà remplacé jugeaient cette pratique utile à la formation. Concernant le risque médico-légal, 55 % des AR ayant remplacé avaient déjà eu le sentiment de se mettre en danger lors de l’exercice libéral, 15 % avaient déjà été confrontés à un risque médico-légal et 3 % avaient fait face à une procédure judiciaire. Pour autant seulement 75 % avaient souscrit à une assurance spécifique et 65,2 % ne signaient pas systématiquement de contrat avec le médecin remplacé. Concernant la fiscalité, 29,4 % ne remplissaient pas correctement les formalités et seuls 44,1 % étaient rigoureux dans la tenue d’un registre. Les répondants pratiquaient en moyenne 1,8 (± 1,29) jours de remplacement par mois et un remplaçant sur cinq prenait moins de gardes dans son service de rattachement du fait de cette activité. Enfin, les répondants déclaraient avoir gagné en médiane 6000 € en 2014 par leur activité de remplacement.

Discussion

Cette enquête observe que la pratique des remplacements concerne la majorité des jeunes AR interrogés dès lors que les prérequis sont réunis. Ceci marque une évolution des mentalités concernant la pratique de l’activité libérale car en 2004, seulement 10,6 % des internes de 4e année souhaitaient effectuer plus d’activité libérale au cours de leur internat [2]. Même si la motivation principale pour remplacer est financière, les internes y trouvent un intérêt notoire pour leur cursus, complémentaire de la formation hospitalière. L’attrait grandissant pour cette pratique doit s’accompagner d’information et de responsabilisation des internes concernant les enjeux médico-légaux inhérents à l’exercice libéral, largement sous-estimés par ceux-ci.

 

 

 

Utilisation des smartphones en Anesthésie-Réanimation par les internes d’Ile-de-France

S. Demiri, et al.
AJAR – Association des jeunes anesthésistes-réanimateurs, Paris, France
http://dx.doi.org/10.1016/j.annfar.2013.07.564

Introduction

L’utilisation des smartphones (SP) augmente. Ils permettent un accès aisé aux sources d’informations médicales via Internet ou des applications dédiées mais ils peuvent également être sources de distraction [1] ou de contamination [2]

Matériel et méthodes

Nous avons mené une enquête via un questionnaire en ligne entre auprès des internes d’anesthésie-réanimation (AR) d’Ile-de-France. Ce questionnaire a pour but d’analyser l’utilisation des SP en anesthésie (Anest) et en réanimation (Rea). Nous avons comparé les réponses des internes ayant effectué à la fois un stage en Anest et un stage en Rea puis une autre analyse basée sur l’ancienneté des internes seulement pour l’Anest. Une valeur de p<0,05 était considérée comme
significative.

Résultats

Cent quatre-vingts internes ont répondu au questionnaire (60 %), sans différence de taux de participation interpromotion (p=0,09). Cent soixante et onze internes (95 %) ont un SP. Pour les 105 internes ayant effectué au moins un semestre en Anest et un en Rea, l’utilisation d’un SP leur semble plus à même de perturber le travail en Anest qu’en Rea (58 % vs 23 %, p<0,0001)

mais peu ont été effectivement gênés en pratique (4 % et 3 %). Près de 39 % des internes ne passent pas d’appel au bloc opératoire contre 2 % en Rea (p<0,0001). En Anest, les internes utilisent leur SP lorsqu’ils surveillent seuls le patient (85 %) mais règlent leurs alarmes au préalable (84 %). Les SP sont essentiellement utilisés pendant la chirurgie (88 %) ou les temps morts entre deux patients (91 %) en Anest et pendant les prescriptions (83 %) et le temps libre (95 %) en Rea.

En comparant les « jeunes » (semestre 1 à 4, n=89) aux « vieux » internes (semestre 5 à 10, n=76) ayant effectué un stage en Anest, les jeunes pensent davantage que l’utilisation d’un SP peut gêner la surveillance d’un patient (67 % vs 49 %, p=0,03) mais seule une minorité admet avoir été gênée (2 % vs 5 %). Par ailleurs, les jeunes sont moins nombreux à utiliser leur SP lorsqu’ils surveillent seuls le patient (77 % vs 94 %, p=0,002). Près de 47 % des jeunes contre 29 % des vieux ne passent pas d’appel au bloc opératoire (p=0,02) mais cette différence n’est pas retrouvée en ce qui concerne l’envoi de SMS (20 % vs 12 %,
p=0,21). Les vieux internes utilisent davantage leur SP lors des staffs (45 % vs 68 %, p=0,003). Près de 80 % des internes en Anest ne désinfectent « jamais ou peu souvent » leur SP et 60 % ne se lavent « jamais » ou « parfois » les mains après l’avoir utilisé. Les internes se servent de leur SP à des fins mé dicales via Internet dans 89 % des cas et dans 77 % des cas par des applications spécifiques. Cette utilisation leur aurait permis d’améliorer la prise en charge thérapeutique (83 %) et diagnostique (25 %) de leur patient. Enfin, 98 % des internes seraient intéressés par une application de la Sfar, pour avoir des conférences de consensus (94 %), une revue bibliographique (63 %) ou des informations sur la spécialité (60 %).

Discussion

Les SP sont largement utilisés par les internes d’AR. Les internes, en particuliers les plus jeunes, estiment que les SP
peuvent perturber leur pratique surtout en anesthésie. La désinfection des mains ou de l’appareil est rare. Le SP apparaît pour les internes comme une aide à la prise en charge médicale.

Références

[1] J Hosp Med 2012;7:595–9.
[2] BMJ 2012;344:e412

 

 

Évaluation de la formation initiale et de la nécessité du post-internat par les internes d’Anesthésie-Réanimation franciliens

 

 

B.-G.Chousterman G.Bouroche F.Verdonk V.Chhor

Association des Jeunes Anesthésistes-Réanimateurs (AJAR)a

https://doi.org/10.1016/j.annfar.2012.05.008

 

Introduction & Méthodes

Le diplôme d’étude spécialisé en anesthésie-réanimation (DESAR) est amené à être modifié par les travaux de la Commission nationale de l’internat et du post-internat (CNIPI) chargée de mettre en place le nouveau mode de formation des jeunes médecins. L’amélioration de la formation après une évaluation par les internes a déjà été démontrée dans plusieurs disciplines [1], [2] et en anesthésie en particulier [3]. Afin d’évaluer la satisfaction des internes vis-à-vis de leur cursus ainsi que leur ressenti sur la nécessité du post-internat (PI), nous avons analysé les réponses des DESAR franciliens à un questionnaire électronique en libre accès réalisé par le syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP) entre décembre 2010 et février 2011 et disponible sur le site internet de l’AJAR (www.anesthesiste.org/sa).

 

Résultats

Cent douze internes, soit 54 % des 207 DESAR en formation, ont répondu au questionnaire. Ce sont majoritairement des internes en deuxième partie de cursus, entre la troisième et la cinquième année d’internat (71 %). Les DESAR se disent « satisfaits » ou « plutôt satisfaits » de leur formation (99 %). Parmi les internes « plutôt satisfaits » ou « plutôt insatisfaits » de leur cursus, soit 43 internes (38 %), les principales causes d’insatisfaction (Tableau 1) ont été : une formation pratique en stage jugée de mauvaise qualité (15 %), une maquette jugée trop contraignante (9 %), une trop faible quantité de cours (6 %) ou des cours de mauvaise qualité (6 %). Les raisons motivant les DESAR à effectuer un PI ont été : de compléter leur formation pratique (88 %), d’avoir accès au secteur 2 (67 %) ou aux carrières hospitalo-universitaires (HU) (56 %). Alors qu’aucun interne ne considère le PI comme « superflu », près de 50 % des sondés considèrent que le PI est nécessaire pour pouvoir exercer en pleine responsabilité.

Discussion

Nos données montrent que les DESAR franciliens sont globalement satisfaits de leur formation durant l’internat, mais la formation pratique en stage reste le principal reproche des étudiants. Près de la moitié des internes considèrent le PI indispensable pour compléter leur formation pratique. Notre étude s’inscrit dans la lignée des enquêtes réalisées auprès des DESAR en France [4], [5].

Le PI, qui était jusqu’à présent largement accessible aux DESAR, reste une phase essentielle de la formation permettant une « professionnalisation » incontournable du fait de l’évolution de la pratique médicale. Si la considération de l’accès au secteur 2 arrive en deuxième position des raisons poussant les internes à réaliser un PI, la principale cause invoquée est celle de pouvoir compléter leur formation pratique. L’évolution démographique des internes en formation (doublement de la promotion 2011–2012 par rapport à la promotion 2008–2009) et le nombre constant des postes de PI va, à terme, conduire des internes à temporiser leur prise de fonction de PI (dans une limite de trois ans fixée par la loi) jusqu’à l’impossibilité pour certains d’y avoir accès. De fait, les budgets des postes de médecins titulaires aujourd’hui vacants pourraient être mobilisés à cette fin.

Cette étude présente plusieurs limites inhérentes aux méthodes utilisées. Malgré un taux de réponse convenable, un biais de réponse peut être induit par les non-répondeurs et ce de façon non quantifiable. De plus, ce questionnaire intervient de façon contextuelle, en période de saturation des postes de PI et il doit être interprété dans ce contexte.

 

Conclusion

En conclusion, les DESAR franciliens sont globalement satisfaits de leur formation, mais jugent le PI nécessaire afin de compléter leur formation pratique. Ces informations gagneraient à être enrichies par des données nationales et pourraient être utiles pour les modifications à venir des maquettes d’internat et de PI du DESAR.

 

Références

[1] R.H. Cohan, N.R. Dunnick, C.E. Blane, J.T. FitzgeraldImprovement of faculty teaching performance: efficacy of resident evaluations Acad Radiol., 3 (1996), pp. 63-67
[2] A.J. Tortolani, D.A. Risucci, R.J. RosatiResident evaluation of surgical faculty J Surg Res., 51 (1991), pp. 186-191
[3] K. BakerClinical teaching improves with resident evaluation and feedback Anesthesiology., 113 (2010), pp. 693-703
[4] S. Perbet, N. Eisenmann, J.M. Constantin, S. Colomb, A. Soummer, S. Jaber, et al.Évaluation des motivations de choix et de leur cursus d’apprentissage par les internes d’anesthésie-réanimation : enquête nationale Ann Fr Anesth Reanim., 29 (2010), pp. 93-103
[5] J.F. Gautier, J.L. N’Guyen, C. Soltner, L. BeydonLes internes en anesthésie-réanimation – une enquête nationale Ann Fr Anesth Reanim., 23 (2004), pp. 794-798

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